Association Internationale des Comportementalistes Équin Francophones

Normes communes de pratique et code de déontologie professionnelle
(Joints Standards of Practice - JSOP)

Dernière mise à jour : Novembre 2025 - Version originale : https://iaabc.org/standards-of-practice

Mission : Promouvoir l'excellence dans le domaine du comportement et de l'éducation animale grâce à des pratiques scientifiques et respectueuses, dans le cadre d'une collaboration professionnelle et d'un engagement en faveur du bien-être animal.

Élaboré par : Ce document a été créé par le comité directeur de la Coalition pour les normes communes de pratique, un groupe d'organisations spécialisées dans le
comportement et l'éducation animale qui se sont engagées à remplir la mission susmentionnée.

Ces organisations comprennent :
● Association for Professional Dog Training International (APDTI)
● International Association of Animal Behavior Consultants (IAABC)
● IAABC Foundation (IAABC-F)
● Karen Pryor Academy (KPA)

Développé pour : tous les signataires des normes communes de pratique (JSOP) et les professionnels qui souhaitent adhérer à ces organisations et/ou obtenir une
certification auprès d'elles.

Ces normes de pratique et ce code de déontologie professionnelle ont été adoptés par toutes les organisations signataires de la coalition JSOP. Ces organisations sont
chargées de veiller à ce que leurs membres et leurs certifiés respectent ces normes dans leur conduite et dans la prestation de services professionnels, et à ce que tous les programmes éducatifs qu'elles proposent soient élaborés conformément à ces normes.

Normes communes de pratique

Les normes de pratique fournissent une base commune pour la manière dont les professionnels se comportent. L'objectif est d'établir des attentes claires en matière de pratiques éthiques et de conduite professionnelle. Ces normes communes sont proposées afin de fournir à toutes les organisations des standards minimaux, de sorte que chaque organisation puisse avoir des standards plus élevés et individuels. Ce document est conçu pour guider les professionnels du comportement et de l'éducation animale dans le souci de maintenir un niveau élevé de prise en charge, de compétence et de professionnalisme.

Les professionnels qui adhèrent à ces normes communes sont tenus de :
● Poursuivre leur formation professionnelle en étudiant des textes pertinents et en participant à des activités éducatives telles que des conférences, des cours et des
ateliers.
● S'abstenir de présenter des informations sur l'éducation et le comportement comme étant scientifiques, à moins que ces informations ne proviennent d'études évaluées par des pairs et publiées.
● S'abstenir d'offrir des garanties quant aux résultats de l'éducation et du travail comportemental.
● De toujours faire preuve de professionnalisme en :
o Fournissant des services de manière honnête.
o Traitant animaux, collègues et clients avec respect.
o Préservant la vie privée et la confidentialité de leurs clients.

Code de déontologie professionnelle commun

Le code de déontologie professionnelle définit les normes de conduite que les professionnels associés aux organisations signataires doivent respecter dans le cadre
de leurs fonctions. Ces normes décrivent à la fois les bonnes pratiques et les comportements requis. Tout professionnel qui ne respecte pas ce code ou qui ne
coopère pas aux activités d'enquête, d'examen ou de procédure déontologique s'expose à la révocation de son adhésion ou de ses accréditations, à la destitution de
ses fonctions ou à tout autre mesure appropriée.

Principe I : Responsabilité envers les clients

Les professionnels

1.1 Ne doivent exercer aucune discrimination fondée sur la race, l'âge, le sexe, l'origine ethnique, le statut socio-économique, le handicap, le genre, l'état de santé, la religion, les convictions politiques, la nationalité, le statut d'immigrant ou l'orientation sexuelle.

1.2 Doivent respecter le droit des clients à prendre des décisions relatives à la gestion, à l'éducation et aux soins de leur animal de compagnie. Les professionnels ont la
responsabilité d'aider les clients à comprendre les conséquences potentielles de ces décisions.

1.3 Doivent obtenir le consentement éclairé des clients avant de procéder à des enregistrements vidéo ou audio, ou d'autoriser l'observation par des tiers.


1.4 Doivent obtenir des décharges, contrats ou accords signés avant le début des services.

1.5 Doivent garantir et superviser la sécurité des clients, des animaux et du public lors de la mise en place de programmes comportementaux et d'éducation.

Principe II : Confidentialité

Les professionnels :

2.1 Ne doivent partager, sur aucun forum, des informations qui pourraient raisonnablement mener à l'identification d'un client, d'un prospect, d'un participant à une étude ou de toute autre personne avec laquelle ils entretiennent une relation confidentielle, sans consentement écrit préalable.

2.2 Doivent conserver des dossiers précis et complets sur tous leurs clients et leurs animaux, ainsi que les services fournis et la conclusion de ces services. 

2.3 Doivent obtenir le consentement du client avant de partager des informations avec des tiers, les seules exceptions étant les cas où la sécurité physique et/ou la responsabilité financière sont en jeu pour un client potentiel ou une autre relation professionnelle.



Principe III : Compétence professionnelle et pratique

3.1 Bien-être et cinq domaines : les protocoles comportementaux doivent soutenir à la fois les objectifs mmédiats ainsi que le bien-être général de l'animal et les objectifs à long terme. Les professionnels doivent adhérer au modèle des cinq domaines (Mellor et al., 2020 ; Littlewood et al., 2023), qui énumère les cinq composantes du bien-être animal : nutrition, santé, environnement physique, interactions comportementales et état mental.

A. Nutrition : Si l'animal semble avoir un poids anormal ou s'il existe d'autres raisons de soupçonner un problème nutritionnel, les professionnels doivent recommander une évaluation vétérinaire au propriétaire de l'animal et, avec son consentement, collaborer avec le vétérinaire si nécessaire. Les professionnels doivent rester dans les limites de leur champ d'activité lorsqu'ils font des recommandations ou donnent des conseils nutritionnels.


B. Santé : les professionnels doivent tenir compte de tout problème de santé sous-jacent susceptible d'influencer le comportement. 

I. Pour tous les nouveaux cas, vérifier que l'animal a subi un examen vétérinaire au cours des 12 derniers mois. Si ce n'est pas le cas, recommander à ses propriétaires de prendre rendez-vous afin d'écarter tout problème médical éventuel. 
II. Orienter vers un vétérinaire si les problèmes de comportement sont graves, soudains, multifactoriels, difficiles à expliquer par des facteurs environnementaux ou liés au développement, ou si les progrès sont limités malgré une intervention appropriée. 
III.   Modifier les plans d'éducation si nécessaire pour tenir compte de l'état de santé et du stade de vie de l'animal, tout en continuant à œuvrer vers les objectifs fixés.

C.    Environnement physique : les professionnels doivent évaluer si l'environnement de l'animal répond à ses besoins comportementaux, émotionnels et biologiques. Cela comprend, sans s'y limiter (Mellor et al., 2020) :
● Un espace suffisant
● Un lieu de repos/ un substrat  approprié
● Un air sain et une qualité de l'air appropriée (par exemple, des niveaux d'humidité adaptés à l'espèce)
● L'absence de sons ou d'odeurs désagréables ou nocifs
● Une température appropriée
● Des conditions propices à un sommeil suffisant
● Un équilibre raisonnable entre prévisibilité et variabilité
● Aucune exposition prolongée à des stimuli suscitant la peur

i.    Fournir des recommandations et une assistance au client afin d'améliorer l'environnement si nécessaire, tout en tenant compte des capacités et des ressources du client. 

ii.    Les plans comportementaux doivent être ajustés afin de minimiser l'exposition prolongée à des facteurs environnementaux susceptibles de provoquer un stress nocif, de la peur ou de l'inconfort. Le professionnel doit identifier et réduire les facteurs qui satisfont mal les besoins de l'animal.

D. Interactions comportementales : un élément essentiel de tous les plans comportementaux et éducatifs est la prise en compte des interactions de l'animal avec son environnement, les humains et les autres animaux (Littlewood et al., 2023). Les professionnels doivent évaluer ces interactions et, si nécessaire, mettre en œuvre des programmes comportementaux les intégrant. Par exemple, si un animal affiche un comportement craintif ou agressif lors d'interactions sociales, un protocole peut inclure d'éviter ou de minimiser les situations stressantes, de former les propriétaires à observer et à réagir de manière appropriée au langage corporel de l'animal, d'augmenter les exercices d'enrichissement et de renforcement de la confiance, et mettre en place une désensibilisation et un contre-conditionnement.

i.    Les professionnels doivent prendre des dispositions préalables réfléchies qui répondent aux besoins de l'animal, en veillant à ce que l'environnement soit géré de manière à empêcher la répétition de comportements indésirables et à favoriser le changement de comportement.

ii. L'autonomie est essentielle au bien-être (Englund et Cronin, 2023 ; Littlewood et al., 2023 ; Špinka et Wemelsfelder, 2016). Par conséquent, les programmes comportementaux doivent offrir à l'animal contrôle,  choix et autonomie chaque fois que cela est raisonnable et sans danger. Dans toutes les interventions, les animaux doivent se voir offrir plusieurs choix stimulants, tels que la possibilité de participer ou non à la séance d'entraînement, le choix des renforçateurs à utiliser et la manière d'interagir socialement. Les plans comportementaux doivent être ajustés en fonction des réactions de l'animal.

iii. Les professionnels doivent traiter chaque individu, quelle que soit son espèce, avec respect et considération pour sa nature unique, ses préférences, ses capacités et ses besoins. Cela implique notamment de s'efforcer activement de comprendre les préférences de l'animal. L'objectif du professionnel est de créer un partenariat qui valorise le confort et le bien-être de l'animal.

E.    État mental :  Les protocoles comportementaux doivent donner la priorité au bien-être émotionnel de l'animal en plus d'atteindre les objectifs comportementaux. Les professionnels doivent tenir compte des expériences subjectives de l'animal, ainsi que des mesures objectives de son comportement, afin de s'assurer que les interventions sont éthiques et mènent à des résultats durables.

3.2 Choix de la méthode :Les professionnels doivent utiliser des méthodes d'éducation non aversives et/ou basées sur le renforcement positif, et favoriser le bien-être émotionnel et le confort de l'animal. L'accent doit être mis sur la liberté de l'apprenant à adopter des comportements qui lui sont profitables.

A.    Les professionnels ne doivent pas utiliser de techniques d'éducation, de gestion ou de modification du comportement qui reposent sur la peur, la douleur, la détresse ou la souffrance. Cela inclut, sans s'y limiter :
● Les stratégies basées sur la punition positive
● Les pratiques de contrôle qui restreignent de manière significative les mouvements, les choix ou la capacité de l'animal à adopter des comportements normaux
● La privation intentionnelle de nourriture, d'eau ou d'interaction sociale
● Les outils ou équipements conçus pour causer, ou qui ont pour effet de causer, de la peur, de la douleur ou de la surprise

B.    Les professionnels doivent faire tout leur possible pour reconnaître leurs propres biais lorsqu'ils envisagent le choix d'une méthode et travaillent avec des animaux et des humains. Les professionnels doivent s'efforcer de prendre en compte le point de vue de l'apprenant (humain ou animal). En outre, les professionnels doivent reconnaître que certains états internes, tels que la douleur, la peur, le stress ou la fatigue, peuvent constituer des contre-indications à la l'éducation et exigent que le bien-être immédiat de l'apprenant prime sur toute intervention.

C.    Les professionnels comprennent que seul l'apprenant peut déterminer ce qui est agréable ou aversif et doivent reconnaître et appliquer ce principe dans l'intérêt et pour le bien-être de l'apprenant. Les professionnels élaboreront des interventions d'éducation ou de comportement en fonction de la race, de l'âge, de la santé, de l'environnement, des expériences passées de l'animal, ainsi que des connaissances, des compétences et des capacités du propriétaire ou de la personne en charge de l'animal. Le professionnel doit évaluer en permanence la manipulation, les caresses, les interactions, la nourriture, les outils, l'équipement et l'environnement du point de vue de l'animal.

D.    En plus des approches énumérées au point 3.1, les professionnels s'attacheront à enseigner et à renforcer les comportements souhaités afin de remplacer les comportements indésirables, tout en veillant à ce que le nouveau comportement remplisse une fonction similaire pour l'animal.

E.    Lors de l'utilisation de nouveaux outils de sécurité et de contrôle, un processus de conditionnement complet doit être mis en place afin de s'assurer que ces outils ne provoquent pas de peur, d'anxiété ou de douleur chez l'animal, ou qu'ils ne lui sont pas désagréables. Cela ne justifie pas l'utilisation d'outils qui ne seraient pas autorisés en vertu du point 3.2.A. Les propriétaires ou les personnes en charge de l'animal doivent apprendre à utiliser le matériel d'entraînement de manière sûre, efficace et de façon à protéger le bien-être physique et émotionnel de l'animal. 

F.    Le programme comportemental doit minimiser les risques pour l'animal, la personne en charge de l'animal et la communauté, il doit également prendre en compte les risques prévisibles pour l'animal et le public.

G.    Les professionnels peuvent travailler avec des clients qui utilisent déjà des techniques ou des outils aversifs, à condition qu'ils n'introduisent, ne recommandent pas ou ne mettent pas en œuvre eux-mêmes ces méthodes. Dans de tels cas, le professionnel doit faire de son mieux pour éduquer et aider le client à passer à des alternatives respectueuses et fondées sur la science qui privilégient le bien-être de l'animal. Cette approche repose sur la réduction des souffrances et la préservation des relations, en reconnaissant que le maintien de la confiance avec le client augmente les chances d'un changement positif durable. Au cours du processus de transition, le professionnel doit également faire tout son possible pour atténuer les effets négatifs sur l'animal. L'objectif est de remplacer les mesures aversives préexistantes par des stratégies efficaces, non aversives ou basées sur le renforcement positif, qui garantissent le succès comportemental et le bien-être à long terme.

3.4 Les professionnels doivent entretenir leurs compétences en matière d'éducation et de comportement animal grâce à une formation continue adéquate et approuvée.

3.5 Les professionnels doivent entretenir une connaissance fonctionnelle des lois, de l'éthique et des normes professionnelles applicables, et s'y conformer.

3.6 Les professionnels doivent communiquer leurs qualifications, leurs certifications, leur expérience, leurs performances et les tarifs de leurs services avec honnêteté et transparence.

3.7 Les professionnels doivent s'abstenir de fournir des garanties concernant les résultats spécifiques des programmes d'éducation et de comportement.

3.8 Les professionnels doivent divulguer pleinement les conflits d'intérêts potentiels à leurs clients et aux autres professionnels.

3.9 Les professionnels doivent exercer leur activité dans le cadre de leur formation professionnelle et de leur expertise reconnue et doivent rechercher des conseils ou une formation supplémentaires lorsqu'ils sont confrontés à des cas complexes ou difficiles. Les professionnels doivent s'abstenir d'accepter des cas qui dépassent leur expérience.

3.10 Les professionnels doivent respecter leur champ d'activité en s'abstenant de donner des conseils sur des problèmes qui ne relèvent pas de leur formation professionnelle et de leurs certifications reconnues, et ne doivent pas donner de conseils ou de recommandations dans les domaines de la médecine vétérinaire ou du soutien psychologique familial, à moins d'être titulaires des titres et qualifications pour le faire.

3.11 Les professionnels ne doivent pas permettre à leurs employés, sous-traitants ou subordonnés d'exercer ou de se présenter comme compétents pour exercer des services professionnels qui dépassent leur formation, leur expérience et leur certification. Les professionnels sont tenus de veiller à ce que leurs employés, sous-traitants ou subordonnés respectent les normes communes de pratique et le code de déontologie dans le cadre de la prestation de services.

3.12 Les professionnels doivent s'assurer que leurs recommandations et opinions sont exactes, fondées sur des preuves et dans les limites de leur expertise. Lorsqu'ils font des déclarations publiques, les professionnels ont la responsabilité supplémentaire de présenter ces points de vue de manière claire et responsable, en reconnaissant leur impact potentiel sur le public.

Principe IV : Conduite professionnelle et conformité réglementaire

Les professionnels :

4.1 Doivent faire preuve de respect envers leurs collègues et les autres professionnels, et ne doivent pas condamner la nature de leurs actions professionnelles, ni faire de commentaires publics irrespectueux, dénigrants ou provocateurs. Cela inclut l'utilisation des médias électroniques pour adopter un comportement délibéré, répété et/ou hostile envers leurs collègues et les autres professionnels.

4.2 Doivent souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle adéquate, conformément aux réglementations locales. 

4.3 Doivent se conformer aux lois applicables en matière de signalement des morsures d'animaux et des cas présumés de maltraitance ou de négligence.

Principe V : Dispositions financières et présentation exacte des services

Les professionnels :

5.1 Doivent clairement divulguer et expliquer aux clients toutes les dispositions financières et tous les honoraires liés aux services professionnels avant d'établir une relation professionnelle. 

5.2 Doivent présenter de manière précise et exacte la nature, la portée, les limites et les résultats potentiels des services fournis aux clients, aux tiers payeurs et aux étudiants, en veillant à ce que toutes les informations communiquées soient claires, complètes et non ambiguës.

Principe VI : Publicité

Les professionnels :

6.1 Doivent présenter avec exactitude leurs compétences, leur formation, leurs aptitudes et leur expérience en rapport avec leur pratique de la l'éducation et/ou de la modification du comportement.

6.2 Ne doivent utiliser que les titres, diplômes, certifications et désignations qu'ils ont obtenus, individuellement ou en tant que structure. Les professionnels ne doivent pas induire le public en erreur lorsqu'ils utilisent ces titres.

6.3 Doivent corriger, dès que possible, les informations et déclarations fausses, trompeuses ou inexactes faites par d'autres concernant leurs qualifications, leurs services ou leurs produits.

6.4 Ne doivent pas se présenter comme fournissant des services spécialisés à moins d'avoir la formation, l'expérience ou les qualifications requises.

6.5 Doivent s'abstenir de faire des déclarations trompeuses concernant le matériel marketing et les logos auxquels ils n'ont plus droit, et retirer les logos et mentions de certification lorsqu'ils ne sont plus valables.

6.6 S'engagent à utiliser les logos les plus récents et à suivre les recommandations d'utilisation desdits supports marketing.

6.7 S'engagent à ne pas commettre de fraude commerciale, de plagiat, de violation du droit d'auteur, d'utilisation abusive ou détournée de logos ou de marques commerciales, de vol de propriété intellectuelle, de diffamation ou de calomnie ou d'autres activités contraires à l'éthique.

Principe VII : Comportement illégal

Les professionnels :

7.1 Ne doivent pas se livrer à des actes pouvant entraîner une condamnation pour crime ou délit, en rapport avec leurs qualifications ou leurs fonctions.

7.2 Ne doivent pas se livrer à des actes de cruauté, d'abus ou de négligence envers les animaux ou les êtres humains, à des crimes contre l'humanité ou à des actes de violence envers les animaux ou les êtres humains.

Principe VIII : Coopération dans les affaires liées aux plaintes éthiques
Les professionnels :

8.1 Doivent coopérer avec les procédures éthiques dès le début d'une plainte éthique et jusqu'à la fin de toutes les procédures relatives à cette plainte. Le refus de coopérer peut entraîner des mesures disciplinaires pouvant aller jusqu'à la radiation et/ou la révocation des titres professionnels. 

8.2 Ne doivent pas menacer ou exercer de représailles de quelque nature que ce soit à l'encontre des parties ou des témoins d'une plainte éthique. Cela vaut tant pendant le déroulement de la plainte qu'après la fin de toutes les procédures.


Principe IX : Appels

9.1 Tout mis en cause dans une plainte qui souhaite faire appel d'une sanction peut le faire conformément à la procédure de plainte.

Annexe A: Glossaire

Définitions

1. Aménagement des antécédents: Aménager l’environnement de façon à changer le comportement d’un animal

2. Appétitif: Un stimulus avec lequel l’animal chercher à interagir, qu’il cherche à obtenir ou quelque chose de plaisant pour l’apprenant

3. Aversif: Un stimulus - qu’il soit technique, accessoire ou méthode, que l’animal chercher à éviter, ou qui peut, de par sa conception ou l’intention avec laquelle il est utilisé, causer de la peur, de la douleur ou de la détresse..

4. Désensibilisation: L’approche structurée qui permet de réduire graduellement les réactions émotionnelles envers des situations préalablement stressantes.

5. Interactions comportementales : Interactions avec l’environnement, les humains, les conspécifiques et/ou les autres espèces (Littlewood et al., 2023) 

6. Plan de modification comportementale : Dans le cadre de ce document, le terme inclut les significations de plan de modification comportementale, plan d’entraînement et/ou programme de cours collectifs (incluant la sécurité et les procédures de réduction des risques)

7. Contre-conditionnement: Technique utilisée pour changer la réponse émotionnelle d’un animal à un stimulus, en l’associant à quelque chose de positif ou d’enrichissant. Cette méthode est souvent utilisée pour remplacer une réponse négative ou une réaction de peur par une réaction plus appropriée ou relâchée, en associant le stimulus effrayant à une expérience plaisante.

8. Humain: Démontrant une prise en compte du bien-être des êtres vivants.

9. Améliorant le bien-être: éliminant ou minimisant la douleur et la souffrance

10. Améliorant l’épanouissement (well being): Promouvant des états émotionnels positifs

11. Renforcement : L’action d’ajouter ou retirer des stimulus de façon à augmenter la probabilité qu’un comportement soit répété dans le futur

12. Expériences subjectives: les perceptions, sentiments et interprétations personnelles et uniques qu’un individu a de sa conscience,  façonnées par leurs propres pensées, émotions et stimulus sensoriels

13. Ce document utilise les définitions suivantes de choix, contrôle et agentivité d’après Englund et Croning (2023):
Le choix est “l’acte de choisir ou sélectionner parmi plus d’une alternative”
Le contrôle est “la capacité à produire un résultat désiré dans une situation donnée, de façon prévisible et efficace”
L’agentivité est “la capacité à exercer du contrôle sur et à dépasser les difficultés dans son environnement pour acquérir de nouveaux savoirs et développer des compétences utiles à l’avenir”

14. Stress toxique : Des environnements stressants et/ou des expériences qui dépassent la capacité de l’animal à déployer efficacement des stratégies de gestion, ce qui résulte en des impacts à long terme sur la santé émotionnelle, comportementale et/ou physique (traduit et paraphrasé de McEwan, 2017)